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Les draveurs Tiré de James Alexander, L'Acadie or Seven Years Exploration in British America, Londres, Henri Colbourn Col, 1849, cité dans Georges Sirois « Les Acadiens et la naissance du commerce du bois dans le Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, 1820-1840 », Les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 7, n° 4, décembre 1976, p. 187. Quand ils ont composé un radeau, ils le conduisent à l'aide du courant, de longs avirons et de petites voiles jusqu'à ce qu'un rapide ou une cataracte (comme celle du Grand-Sault) vienne interrompre leur navigation ; alors ils sautent à terre et lancent leur raft au beau milieu du précipice. Le gouffre saisit les pièces de bois, brise les liens qui les tiennent assemblées, et les disperse à travers ses remous. Le draveur s'empresse de ressaisir les poutres qui reparaissent ça et là dans des tourbillons d'écume, et compose avec ces débris épars un second radeau ; mais le torrent impétueux ne rend pas tout ce qu'il a reçu : d'énormes quantités de bois sont perdues à ces passages difficiles. |