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Ontario 1968 Suite au dépôt du rapport Bériault, l'Assemblée législative de l'Ontario adopte les projets de loi 140 et 141, soumis par le ministre de l'Éducation William Davis. Les nouvelles lois permettent l'établissement d'écoles ou de classes francophones secondaires publiques, partout « où le nombre le justifie ». De plus, elles prévoient diverses modalités de fonctionnement pour mieux aviser les conseils scolaires. L'adoption de ces lois suscite un enthousiasme certain parmi les élites franco-ontariennes qui, suivant l'avis de l'archevêque d'Ottawa Mgr Joseph-Aurèle Plourde, conviennent qu'il vaut mieux des écoles secondaires d'expression française, même non confessionnelles, que pas d'écoles du tout. Selon Roger N. Séguin, président de l'Association canadienne-française d'éducation de l'Ontario (ACFÉO), la création des nouvelles écoles secondaires francophones constitue « un déblocage qui ouvre vraiment de nouveaux horizons, pour ne pas dire inespérés, à [la] vie française en Ontario ». |